Véhicule : le choix cornélien !

14.05.2018

Écrit par

 

Je sais pas vous mais moi, dès que je me suis mis pour de bon dans la tête qu’on allait le faire ce périple, je me suis mis à rêver. De tout ce qu’on allait faire bien sûr, mais aussi du quotidien dans lequel je me projetais avec une délectation à peine dissimulée.

 

Clairement, je nous voyais arpenter les routes américaines dans notre combi Volkswagen “so sixtees”, surf sur le toit et skateboard sous le bras, à profiter pleinement de la lenteur des paysages défilant sous les yeux gourmands de Camille et Charlie. Vous voyez un peu le tableau ? Non ? Ok, vous n’avez pas Instagram.

 

 

Bon, sauf que quand je me suis rendu compte que je délirais (voir plus bas) et qu’en aucun cas nous n’allions acheter un combi, je me suis rabattu, forcément déçu, sur autre chose.

 

Mais en rêveur invétéré, difficile de passer l’éponge si rapidement. Pas possible le combi ? Ok, on rembobine donc. Alors pourquoi pas un van typiquement US au bon look vintage ?

Je nous voyais déjà arpenter les routes américaines dans un superbe “VR” (Véhicule Récréatif) GMC, Chevrolet ou Ford des années 80 ! Un style qui avait nourri mon imaginaire depuis la plus tendre enfance à travers toutes les séries US qu’on nous balançait en boucle. Starsky & Hutch, Shérif fais-moi peur, l’Agence Tous Risques et tout le toutim.

 

 

Donc forcément, le sourire était revenu immédiatement. J’aurais sorti mes Ray Ban Pilote à verres jaunes comme dans Las vegas Parano (oui j’en ai une paire !), j’aurais laissé pousser une moustache à la Magnum et je me serais tapé un bon gros trip de ricain dégénéré.

Mais quand je me suis rendu compte que là, je délirais encore (voir plus bas), j’ai commencé à m’arracher les cheveux.

 

 

Un School Bus réaménagé ? Un 4x4 Land Rover équipé d’une cellule ? Un van de plus grosse taille qu’un combi ? Non. Non. Et non. Pas moyen...

 

 

J’ai commencé alors à regarder sur Le Bon Coin. Tiens, pourquoi pas un vieux Mercedes remis aux goûts du jour, réaménagé, retapé, et prêt pour avaler à nouveau 50 000 km ? On pouvait l’acheter en France, prendre le temps de l’équiper, de s’y habituer, bref, de faire de lui un membre de la famille.

Et puis quand je me suis rendu compte qu’il fallait vraiment que j’arrête de délirer (holy shit, voir plus bas), je me suis rabattu sur autre chose de...plus chiant.

 

Alors…voyons…un camping-car…européen…    ...eurk ! La fête de la laideur.

Je regardais défiler les annonces sur Le Bon Coin sans amour, sans coup de foudre, avec juste un œil aussi pragmatique, raisonnable et froid que possible. Car voilà, le cahier des charges était là, et lui, il était implacable.

 

-    Une propulsion, capable de mieux nous tirer d’affaire sur les chemins de terre et dans les virages sinueux en côte.

-    Pouvoir nous tenir debout pour ne pas devenir fous les jours où la météo aura décidé de nous jouer de vilains tours.

-     Avoir une vraie couchette pour nous, et une autre pour notre fille. Éviter au passage que ce soit la dînette. La plier et la déplier tous les jours serait vite une tannée.

-     Une douche (oui y a des filles à bord) ! Des toilettes (oui y a des filles à bord) ! Une cuisine (cool y a des filles à bord).

-     Un espace intérieur pas trop exigu pour ne pas se marcher dessus en permanence.

-     Un engin pas trop vieux pour éviter de nous retrouver en panne à devoir chercher du côté des collectionneurs pour acheter des pièces de rechange.

-     Un engin pas trop jeune non plus ! Attention à tous les équipements électroniques qui adorent tomber en panne en pleine pampa et auxquels personne ne comprend rien.

-     Un engin qui n’a pas trop de kilomètres…sans en avoir trop peu non plus (oui, on commence à être vraiment relous là). Mais voilà : beaucoup de kilomètres = véhicule fatigué. Trop peu de kilomètres = véhicule qui n’a pas assez roulé et dont les joints moteur doivent probablement être remplacés.

-     Un budget max de 18 000 €… car il va de toutes façons y avoir des achats à prévoir pour l’équiper sérieusement (panneaux solaires, accessoires en tous genres, pneus, etc.). Donc on oublie très fortement les véhicules neufs et même récents, hors de prix.

-     Une cellule déjà aménagée car en vrai, pas le temps de se lancer dans des travaux d’envergure nous-mêmes. Surtout qu’on n’y connaît rien.

-     Un véhicule que les américains doivent pouvoir réparer si besoin. Ah ! Compliqué ça.

-     Du temps pour l’apprivoiser et l’aménager comme on veut. Et donc, un véhicule acheté en France.

 

Inutile de dire que LE trésor qui réunit tout ça…n’existe pas !

 

 

Le combi : trop petit, bas de plafond, pas de douche, pas de toilettes, pas de rangement.

Un VR américain : dans notre budget, ce sont de véritables casseroles qui prennent l’eau et le budget peut doubler si il y a des problèmes mécaniques.

 

Un school bus réaménagé : ouais...et on fait comment depuis la France pour le réaménager ?

Un vieux Mercedes : le vintage, on adore...mais pas très rassurant d’acheter des véhicules qui cumulent souvent plus de 250 000 km et partir avec ça outre-atlantique.

Un Land Rover : trop petit, pas de toilettes, pas de douche.

 

 

On s’est résignés à visiter quelques camping-cars en France comme cet Iveco (ci-dessus) du tout début des années 90. Un engin assez sérieux que pas mal d’autres voyageurs ont choisi pour faire l’Amérique du Sud. Mais le prix demandé était élevé, l’historique incomplet et, cerise sur le gâteau, le moteur était vraiment trop bruyant. Au-delà de 80 km/h, impossible d’avoir une conversation. Pas sûr qu’on aurait entendu les cris désespérés de Charlie pendant les trajets, attachée à 3 bons mètres de nous, à l’arrière de la dînette.

 

Donc on a continué. On a cherché. Petit à petit, on a écarté différentes options. Pas de camping car Fiat, Peugeot, Citroën. Ce sont des tractions. Pas de Ford non plus. Ce sont des propulsions mais qui d’une part ont une piètre réputation, et qui d’autre part ne sont pas connus des américains (les modèles européens n’ont rien à voir avec les modèles US - du moins c’était le cas jusqu’il y a peu).

 

Et puis finalement, on a opté pour un intégral Hymer sur porteur Mercedes. Il est vraiment spacieux pour ses dimensions, il a peu de kilomètres, c’est ce qui se fait de mieux en construction de camping car et ce qui se fait de mieux en véhicule porteur, c’est une propulsion et il est en superbe état. Bon...mieux vaut qu’on n’ait pas de casse côté carrosserie car les pièces Hymer sont introuvables là-bas et donc, elles sont chères. Mais encore une fois, LE véhicule qui réunit toutes les conditions n’existe pas.

 

 

 

Le road trip nous dira si ce choix était bon...ou pas ! Nous en tout cas, on est ravis d’accueillir dans la famille celui que nous avons déjà baptisé “Ours”. Pourquoi "Ours" ? On vous en dit plus sur lui dans un prochain post. ^^


 

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Jacacha !

Jacacha comme Janko, Camille, Charlie. Nous sommes un couple et leur petite fille de 2 ans en route pour l'Aventure sur le continent américain.

Nous serons heureux d'avoir de vos nouvelles alors n'hésitez pas :

  • Black Instagram Icon
  • Black Facebook Icon
Ne ratez aucun post !
Recent Posts:

"Ours", le VAN TOUR

17/06/2019

Mexico City

31/05/2019

Mariposas et civilisations perdues

10/05/2019

1/13
Please reload

Une famille partie à l'Aventure !

Nous sommes un couple et leur petite fille ayant décidé de parcourir le Monde dans un camping car spécialement aménagé. Vous pouvez également suivre toutes nos aventures sur notre

chaîne Youtube. N'hésitez pas à nous laisser un petit mot, nous serons heureux de vous lire ! 

© 2018-2019  JaCaCha

  • Black Instagram Icon
  • Black Facebook Icon