Texas Rodeo (1/2)

Lorsque les lignes du voyage ont commencé à se dessiner dans nos têtes, nous avions assez peu d’intérêt pour le Texas. En réalité, nous avions surtout beaucoup d’aprioris envers cet état d’Amérique, qui nous semblait recroquevillé sur des valeurs qui ne nous correspondent pas. Et puis on y a mis les pieds. Et là...


Nous sommes entrés au Texas en quittant la moiteur de l’enivrante Louisiane. On s’est dit que ça allait être difficile de faire mieux tant ce dernier état et sa pièce maîtresse, la Nouvelle Orléans, nous ont plu. Mais c’était sans compter sur l’incroyable diversité des états américains. Ils ne se ressemblent pas du tout et c’est tant mieux pour nous car tous valent le détour !


Au Texas donc, changement radical. Au revoir humidité permanente, pluies abondantes, et climat subtropical. Bonjour terres arides et soleil puissant !

Les premiers ranchs de cowboys ont immédiatement bordé les deux côtés de la route tandis que des plaines interminables se déroulaient jusqu’à l’horizon. Partout des herbes jaunies par ce soleil implacable et déjà, les premiers tumbleweeds - ces fameuses boules de végétations poussées par le vent qui ont bercé mon adolescence western - traversaient devant nous comme pour saluer notre passage.


Derrière mes lunettes brunes, je ne pouvais que plisser les yeux...de plaisir. C’était vraiment magnifique. Il y régnait une lumière particulièrement douce en cette fin d’année, le soleil restant toujours assez bas dans le ciel. De cette façon, une Golden Hour permanente (la fameuse heure du lever ou du coucher du soleil) pouvait révéler la moindre haie, le plus petit talus et les innombrables éoliennes du far west, tout en recouvrant la Terre d’une exquise robe chatoyante. Du jamais vu sous nos latitudes !


Nous avions programmé le GPS sur Austin, réputée la moins texane de tout le Texas. Pour nous, une porte d’entrée à priori digeste. L’arrivée dans cette grande ville ne fut pas des plus simples pourtant car contrairement à Chicago (par exemple) où nous avions pu nous garer dans le centre, impossible ici de trouver la moindre place pour Ours.


C’est donc d’assez loin des points d’intérêt que nous avons fait connaissance avec la cité. Mais bon, deux heures de marche de plus, qu’est-ce que c’est au regard du plaisir de découvrir un nouvel endroit ?


Austin se revendique différente, voire bizarre ou étrange. « Keep Austin weird » pouvait-on lire un peu partout. Elle ne nous a pas paru si délirante que ça, ni par son architecture, ni par son contenu. Mais la diversité de ses quartiers forme un tout cohérent et redoutable de séduction. Partout des food-trucks variés et bons, des boutiques très cool et très Hipster, des endroits bien vivants et conviviaux, et des gens avenants au sourire jovial.

Nous avons vu beaucoup de maisons de ville avec des jardins privatifs, de grands parcs longeant le fleuve, des artères larges et lumineuses, et un campus au cœur même de la cité. Tout ceci semble vivre en harmonie et indique qu’Austin est une véritable jouisseuse !



Merde. Nous commencions donc à prendre goût au Texas ! Tant pis, autant assumer et jouer le tout pour le tout ! Opération rodéo et match de basket de la NBA programmés. Mais pour ça, nous avons dû nous diriger au Nord, vers Dallas.


En route, Waco nous a stoppés, net.

Waco, petite bourgade autoproclamée « le Cœur du Texas », avec ses statues de cowboys menant les Longhorns d’une main habile, ses fresques murales (décidément) ou encore son pont piéton issu d’une lointaine époque ferroviaire.Moi je ne connaissais Waco que pour la secte. Mais c’est une autre histoire...

Car désormais, Waco c’est surtout une émission de télé à succès diffusée également en France, que ni Camille ni moi ne connaissons (on ne regarde pas trop la télé, faut dire) : TOTAL RENOVATION.


Bon apparemment, nous étions les seuls à ne pas avoir entendu parler de Chip et Joanna (ce sont les protagonistes de l’émission). Ils tiennent un business qui cartonne là-bas. C’est bien simple, la ville était vide mais chez eux, c’était noir de monde. Ils ont investi un lieu qui s’appelle le Magnolia et qui comprend une boutique de déco, un espace en plein air où les enfants peuvent jouer, et des food-trucks. Les gens y faisaient des selfies, y buvaient des litres de thé glacé, y mangeaient des sucreries, y claquaient des dollars et y lâchaient leurs gamins...pieds nus.


Décidément dans ce voyage, chaque jour apporte son lot de surprise. C’est donc satisfaits de notre pause que nous avons repris la route vers Dallas. Allions-nous à nouveau être séduits par cette nouvelle ville ? Pas sûr...Car je sais pas vous, mais pour moi Dallas, c’est J.R. Ewing et c’est un univers impitoyable. Ouais ? Eh bien pas du tout.


A Dallas, nous avons d’abord eu le plaisir de voir un cool match de basket : l’équipe locale des Mavericks contre les Nets de Brooklyn. C’est toujours un super show le sport US de haut niveau et rien que pour l’ambiance, nous voulions absolument voir une telle rencontre durant notre périple. Dallas, tu as tenu ta promesse. C’était canon.


Pour le reste, nous aurions surtout aimé voir les anciens quartiers industriels faits de brique et de métal, devenus des spots à hipsters (encore) avec moult tatoueurs, bars et boutiques à la pointe, et de nombreuses fresques murales. Mais nous nous sommes pointés là-bas à Thanksgiving. Et durant Thanksgiving, tout est fermé. Dommage pour les hipsters que nous sommes un peu nous aussi ;)


Malgré tout, le peu que nous ayons vu nous a suffisamment plu pour que nous mitraillions le quartier de photos qui se sont révélées très graphiques. Et sinon, quoi d’autre à Dallas ? Allez, un petit mot pour les maisons bourgeoises et les lieux historiques, comme l’endroit où JFK a été assassiné. Ok, pas si mal, Dallas ! Quant au rodéo, il se tenait tout près, à Fort Worth. Savez-vous que Fort Worth, qui touche presque Dallas, fait neuf fois la taille de Paris ? Mais contrairement à notre capitale, la population y est beaucoup moins dense, ce qui fait qu’on peut s’y balader sans se sentir oppressé.


Le soir venu donc, rodéo au pays des cowboys. Nous étions un peu inquiets par rapport à Charlie, quant au contenu du show. Allait-elle avoir peur ? Pleurer pour ces animaux devenus les jouets des hommes ? Oui ? Eh bien non. Que dalle. Rien, nada.

Pourtant, c’est assez violent. Les bullriders d’abord, qui risquent leur vie et leur santé en montant des taureaux surexcités, les enfants aussi qui, appelés par dizaines au milieu de l’arène poursuivent un mouton apeuré auquel on a accroché une récompense, le lasso enfin, que des cavaliers habiles utilisent pour attraper, stopper et ligoter un petit veau qui n’a pour sa part, rien demandé à personne. Ah, je dois préciser ! Pour que le veau se mette à courir lorsque la grille s’ouvrait, un salopard lui tapait dans la gueule à grands coups de poing quand même. Mais rien n’arrête le spectacle, n’est-ce pas !


En tout cas nous, on en a eu assez au bout d’un moment. Pour changer un peu d’atmosphère, nous avons rejoint le plus grand Honky Tonk du monde, à savoir le « Billy Bob’s ». Un truc énorme qui peut contenir 6000 personnes à la fois (!!!!) et où manger, assister à des concerts, boire, danser, ou encore faire un billard est la base.

Là, on nous a servi une bouffe sans aucune subtilité et des boissons à volonté. De quoi nous plomber durablement l’estomac, american style !


Dans tout ça, le Texas a quelque chose de séduisant, assez difficile à expliquer d’ailleurs. Les texans nous ont fait penser à des adultes restés enfants. Leurs santiags, leurs chemises à carreaux, leurs chapeaux de cowboys, leurs bars country, leurs gros 4x4 délirants...c’est très premier degré et presque naïf. Des mômes quoi.


Quant à leur pays, il est définitivement magnifique.


Le lendemain sur la route, nous avons pris soin de nous arrêter dans un parc pour que notre môme à nous puisse aller aux jeux. Mais sur le chemin entre le camping-car et le toboggan le plus proche, elle avait stoppé net son enthousiasme. En effet, des oiseaux lui barraient le passage. Des pigeons ? Non... des vautours !


Ainsi va la vie au Texas ;)

Jacacha !

Jacacha comme Janko, Camille, Charlie. Nous sommes un couple et leur petite fille de 2 ans en route pour l'Aventure sur le continent américain.

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