Cielito Lindo

27.04.2019

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Sur le ferry qui nous emmène sur la partie continentale du Mexique, nous avons réussi à garer nos camping-cars en marche arrière, au millimètre. On a aussi pris une décision avec les Bremjae, celle de planquer les enfants car il y a des rumeurs persistantes chez les voyageurs comme quoi les bout-choux seraient désormais parfois « personae non grata » à bord, et ce de façon totalement arbitraire.

 

Comme on n’a vraiment pas envie de se retaper la Baja dans l’autre sens pour rien, on a donc pris quelques petits risques. Hé ! C’est le Mexique les gars ! Mais les enfants ont été parfaits et même Charlie, du haut de ses 2 ans, a réussi à ne faire aucun bruit lors de la visite de contrôle pré-embarquement.

 

On a eu un peu chaud quand même. Nous aurions plaidé la bêtise et l’ignorance de la langue espagnole, bien sûr ! Mais tout de même... C’est donc au petit matin que nous arrivons à Mazatlàn dans le Sinaloa, le fief d’El Chapo, l’ennemi public numéro 1 des Etats-Unis.

 

Par rapport à la relative tranquillité de La Paz, Mazatlàn présente un visage plus chaotique, bruyant et sale. C’est assez agressif quand on débarque. Mais on va vite s’y faire. Et de toutes façons, on ne compte pas y rester alors...

 

 

 

 

Direction le sud et les plages pour ne pas perdre la main. Deux endroits vraiment sympa nous permettent de nous détendre et d’apprécier un paysage superbe, même si nous faisons sur l’un d’eux, la connaissance des mouches des sables. Ces saloperies vous piquent sans que vous ne vous en rendiez compte, et provoquent une réaction allergique de type « ça-va-gratter-sa-race-pendant-une-semaine ». Une horreur. On se gratte jusqu’au sang. On se gratte en se levant, en marchant, en mangeant, en dormant, on se gratte les uns les autres... Bizarrement, Charlie est épargnée. Ces saletés préfèrent heureusement les adultes.

 

En tout cas ces bestioles font désormais partie des critères à éviter pour nos destinations futures. Si mouches des sables il y a, nous n’y allons pas ! Encore faut-il qu’on le sache à l’avance... C’est donc en nous grattant comme des fous que nous prenons la direction de la ville de Tequila, là où on produit devinez quoi ? Oui, de la Tequila. Enfin LE Tequila car en fait c’est un mot masculin, tout comme « el agua », l’eau.

 

 

Cette petite ville charmante nous offre un visage super agréable, joli et convivial avec ses façades colorées, ses rues pavées, sa place centrale, son église... On s’y sent bien. Là, devant nous, des Voladores s’apprêtent à défier la pesanteur. Ce peuple se met en équilibre sur un poteau à 20 mètres du sol pour, paraît-il, se rapprocher du ciel. On espère juste qu’ils ne vont pas y aller tout droit, au ciel ! Les 4 acrobates grimpent donc en haut du mat, s’attachent avec des cordes et s’enroulent les pieds dedans.

 

L’un d’eux joue de la flûte et un autre, du tambour. Soudain, les quatre basculent en arrière et se laissent aller, dans le vide, retenus seulement par une corde. Le tout se met à tourner sur l’axe du mat, déroulant du coup la corde principale. Ce faisant, ils arrivent en bas sans encombre.

 

 

 

A Tequila, nous visitons bien sûr une distillerie ! Comme il semble qu’il soit possible d’y passer la nuit, nous choisissons « Las Tres Mujeres » (les trois femmes). Nous débarquons donc à la tombée du jour et tombons sur le vigile, un dénommé Andres. L’homme n’a pas d’âge et parle un espagnol presque incompréhensible.

Néanmoins il se montre très sympathique et nous offre non seulement de parquer nos véhicules dans l’allée sécurisée par ses soins, mais aussi de pré-visiter gratuitement la distillerie fermée à cette heure tardive. Il l’ouvre rien que pour nous ! Il ira même jusqu’à nous faire la dégustation des trois types de Tequila vendus ici : le Tequila qu’on trouve en France, proche du tors boyaux, le « Reposado », vieilli quelques mois en fûts de chêne et déjà plus sympa, et l’excellent Anejo, bien plus liquoreux et savoureux à souhait, vieilli plus d’un an en fût.

 

Le plaisir que nous ressentons au Mexique va crescendo. On y mange bien, les gens sont plutôt sympa (les enfants, ça aide !) et les villes qui s’enchaînent ne cessent de nous surprendre positivement.

Ainsi Guanajuato marque le premier véritable coup de cœur ! Cette ville incroyable, nichée au milieu de plusieurs collines, offre une multitude de petites maisonnettes colorées, serrées les unes contre les autres dans un enchevêtrement presque chaotique, j’ai envie de dire « à la mexicaine » ! Là, mieux vaut tout faire à pied et se laisser aller dans les ruelles à l’étroitesse napolitaine, car se balader en camping-car serait suicidaire tant elles sont raides et biscornues.

 

 

 

 

Ici, la musique est partout. Chez les gens. Dans la rue. Chez les commerçants. Des mariachis bien sûr, mais aussi monsieur et madame tout-le-monde. Et ça joue, ça chante et c’est enivrant ! « Cielito Lindo » par-ci, « Cielito Lindo » par-là. On est fans. En prime, cette ville hors norme présente un centre historique très riche, avec des bâtiments coloniaux, des églises sculptées et des commerces variés.

 

 

 

Pour parfaire le tout, nombre de ruelles donnent accès à une petite placette ombragée et très tranquille, où se poser pour savourer une glace ou une bière est un pur bonheur.Le soir venu, des musiciens, encore, font l’animation. Ils chantent et jouent des airs que visiblement tout le monde connaît. Une foule se rassemble et tout le monde se met à chanter en même temps avec joie et allégresse. Nous n’avons qu’une envie, suivre le mouvement ! Dommage que nous ne connaissions pas tout le répertoire local...

 

 

 

 

Enfin à la nuit tombée, si le centre reste très animé, les ruelles adjacentes se vident. On se perd un peu pour rentrer au campement, accompagnés par les aboiements des très nombreux chiens. Car une fois la nuit venue, on n’entend plus qu’eux. Un concert hurlant pour un autre type de musique... Mais au regard de tout ce qu’offre cette ville, ce n’est qu’un détail.

 

Quelques kilomètres plus loin, une sérieuse concurrente de Guanajuato nous attend : San Miguel de Allende. Rien à voir à tous points de vue. Mais à nouveau, on se laisse séduire. Ici le cadre est beaucoup plus calme et reposant. Ici, tout est beau et propre. Ici, c’est une facette du Mexique très lointaine de la misérable Ensenada en Baja California.

 

 

Au centre, un magnifique jardin semi-tropical nous offre plénitude et sérénité, tandis qu’à quelques pas, de très beaux monuments se font mitrailler par les touristes. Cette ville est vraiment belle et agréable et on ne s’y trompe pas. L’immobilier y est cher, voire très cher, boosté par les nombreux américains propriétaires de somptueuses maisons. Ceci expliquerait-il cela ?

 

En tout cas ici pour la première fois au Mexique, nous évoquons l’idée de poser nos valises. Pas longtemps toutefois... Car notre soif de voir encore de nouvelles facettes du pays est insatiable !

 

Et il regorge de trésors.

 

 

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