Mariposas et civilisations perdues

10.05.2019

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Oh, regardez ! Il doit y en avoir des centaines de milliers !

 

Par quelques 3000 mètres d’altitude, nous retenons notre souffle devant le ballet extraordinaire des papillons monarques. Ils sont là, par millions, à virevolter autour de nous. Les uns viennent s’accoupler, les autres viennent mourir dans un cycle annuel perpétuel, comme pour respecter une espèce de tradition exigeante et cruelle à laquelle nous autres, humains, ne pouvons rien comprendre.

 

Nous faisons silence pour ne pas trop perturber ces silhouettes fragiles mais nos yeux s’écarquillent d’émerveillement. C’est tout simplement magique. La forêt toute entière est remplie de papillons et de toutes parts, ils vont et viennent dans tous les sens. On dirait une forêt enchantée.

 

Par cette altitude, il fait assez frais. Alors ces insectes ont une parade bien à eux. S’ils ont trop froid, ils s’agglutinent par paquets sur les branches, de façon à ce que le nombre crée de la chaleur. Par endroits ils sont si nombreux que cela forme une masse épaisse d’un bon mètre qui fait plier les branches sous le poids devenu conséquent ! Car pourtant un papillon, ça ne pèse rien. C’est dire le nombre qu’ils doivent être.

 

 

 

  

 

Autour de nous, ça ne parle quasiment que français. Il faut dire que nous venons de rencontrer pour la seconde fois et totalement par hasard une famille belge, les « Adamis On The Road » et une autre famille française, les « Atypical Year ». En tout, nous sommes donc 8 adultes et 8 enfants entre 2 et 13 ans à admirer les papillons à l’autre bout du monde. Une joyeuse bande !

 

La veille, nous avions débarqué au point indiqué par iOverlander un peu tard, c’est-à-dire qu’il faisait déjà nuit noire. Nous devions y rejoindre les Bremjae. Mais au lieu de ça, nous sommes tombés sur un peloton de police militaire, armé jusqu’aux dents.

Quelle drôle de sensation que d’arriver dans le noir total sur une piste caillouteuse et, au bout, de voir se dessiner des silhouettes avec des fusils d’assaut qui vous braquent leurs lampent allogènes dans la face ! On n’était pas super à l’aise... On s’est demandé si ce coin craignait au point qu’il y ait une brigade entière en tenue de combat dans les parages ! Un bled pommé dans les montagnes ! Bizarre...

 

Un type en uniforme m’a expliqué qu’on ne pouvait pas aller plus loin, qu’à cette heure tardive la piste qui montait aux papillons était fermée, et qu’on devait rester là. Encore heureux, on a eu le droit d’y dormir. 5 minutes plus tard, des phares sur la piste. « Tiens, voilà les Bremjae ! » Et hop, rebelote ! Mais du coup, on s’est sentis moins seuls !

 

C’est un fait, au Mexique il y a des policiers partout. Ce qui nous surprend, c’est que le plus souvent ils sont suréquipés. On dirait carrément qu’ils partent en guerre. Bien sûr, nous sommes au courant de l’insécurité, des milliers de morts liés aux narcos et des régions qu’il faut éviter. Mais ce qui est étonnant, c’est qu’à aucun moment nous ne ressentons de réelle pression ou de réelle insécurité. Il y a bien quelques regards insistants parfois quand ils nous prennent pour des gringos mais il suffit de les saluer en espagnol et tout de suite, le ton change et devient amical.

 

A la suite de cette excursion, nous avons choisi de ne pas faire les mêmes choses que les autres familles, et de nous diriger sur le site de Tula, le seul site Toltèque du Mexique. La raison ? Il est orné de magnifiques statues verticales au sommet de son temple principal. Au revoir la montagne et ses sommets à 3000 mètres, bonjour pleines arides et semi-désertiques !

 

 

 

  

En arrivant sur place, nous pouvons également admirer nombre de cactus de toutes sortes, ce qui plaît beaucoup à Charlie d’ailleurs. Mais le site vaut également le détour. Il n’est ni le plus grand ni le plus spectaculaire mais offre déjà une première approche très riche en terme de qualité de conservation et de type de sculptures.

 

Camille me retient d’acheter un petit happeau à jaguar en terre cuite. Enfin...disons que c’est plutôt un genre de sifflet imitant vaguement le cri de l’animal. Mais moi j’aime bien, c’est décalé et assez bien fait... mais c’est finalement à Teotihuacan que j’ai fini par l’acheter. Avantage, je connaissais les prix pratiqués à Tula, à savoir la moitié ! J’ai pu négocier serré !

 

 

 

 

Teotihuacan n’a rien de commun avec Tula, à commencer par la civilisation concernée et le nombre de touristes. Mais surtout, c’est la grandeur du lieu qui frappe immédiatement. Deux gigantesques pyramides, de la lune et du soleil, ponctuent la visite et permettent d’admirer tantôt la perspective vertigineuse de l’endroit, tantôt l’immensité du site alors que partout entre les deux, de nombreux vestiges permettent de se projeter à une époque pas si lointaine.

 

Sur place, nous avons retrouvé les Bremjae et les Adamis, l’occasion de faire un peu la fête le soir venu !

 

Demain, nous irons voir Mexico !

 

 

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