Mexico City

31.05.2019

Écrit par

 

 

 

     

 

Mexico, Mexiiiiiiiiiiiiico

Sous ton soleil qui chante hiiiii

Le temps paraît trop court

Pour goûter au bonheur de chaque jour

 

Paroles tout à fait révélatrices de la sensation que procure cette ville hors norme. Par chance, nous avons pu nous garer en centre ville à Chapultepec, dans le parc-poumon de la cité pour être précis. C’est d’ailleurs un spot bien connu des voyageurs et nous ne sommes pas moins de 4 camping-cars français sur le même parking...qui en compte 5 en tout.

 

Nos amis les Bremjae sont avec nous, bien sûr. Nous retrouvons aussi par hasard les Atypical Year, et rencontrons une nouvelle famille de 4 avec deux garçons de 7 et 10 ans. Eux sont en voyage depuis 3 ans. A nouveau, cela fait une belle tribu quand nous débarquons quelque part ou lorsque nous prenons le bus.

 

 

Mais revenons à Mexico. Pour en apprécier les contours, rien de tel qu’un traine-couillons. Enfin je veux dire un bus touristique. Vous savez, le genre sans toit à l’étage, avec des commentaires et des musiques de circonstance... Les enfants sont contents et Charlie, assise bien entendu aux avant-postes, pousse des cris d’indien dès qu’elle voit quelque chose qui lui plaît. Elle crie donc souvent !

 

Quant à nous, nous devons absolument faire attention à nos têtes car les branches en hauteur ne sont pas coupées (c’est le Mexique). A la vitesse d’un bus, ça peut faire très mal !

 

La ville est tentaculaire, tortueuse, bruyante et joyeusement latine. Ce cocktail lui confère un charme authentique que certains d’entre nous apprécient plus que d’autres. Nous décidons de monter en haut de la tour la plus haute de la ville, histoire d’avoir un point de vue comme nous l’avons fait à Montréal ou à Chicago. D’en haut, les cités se révèlent sous un nouveau jour et offrent une perspective toujours intéressante.

 

La différence toutefois par rapport à nos ascensions précédentes, c’est qu’ici encore une fois, c’est le Mexique. Et c’est forcément un peu l’aventure. Comme on est en ville et avec notre petite Charlie, on a pris sa poussette. Bonne idée ? Au Mexique, il faut savoir qu’une poussette est un outil qui peut vite s’avérer être un fardeau.

 

Par exemple quand vous arrivez quasi au sommet de l’immeuble mais que le dernier ascenseur est en panne et qu’il vous reste 10 étages à monter à pied dans une cage d’escalier bondée, là, vous regrettez carrément de l’avoir prise ! Les uns descendent et se foutent que vous montiez. Les autres montent derrière vous mais bien plus vite, et veulent vous doubler. Bref, c’est une misère. Nous décidons d’abandonner la poussette à mi-chemin dans un recoin. Nous finirons à pied.

 

 

Arrivés ENFIN tout en haut, pas de cris d’émerveillement mais comme attendu, une belle vue dégagée sur 360°, et c’est finalement ça que nous étions venus chercher. Juste en bas, le magnifique musée des Beaux Arts impose le respect par sa majesté et son architecture, tandis que l’artère historique qui mène au zocalo trace une ligne vers l’horizon et l’aéroport, là-bas au loin. On filme, on photographie, on immortalise. On en fait trois fois le tour comme pour bien nourrir nos mémoires des images du lieu et on redescend, non sans avoir récupéré la poussette, bien sûr !

 

Un peu plus loin sur la place centrale de la ville, des indiens dans de somptueux costumes purifient ceux qui le souhaitent. Allez savoir pourquoi, nous avons envie de nous prendre au jeu et nous voilà dans la petite file d’attente. Là, devant, un grand gaillard avec un crâne de coyote au-dessus de la tête nous attend. C’est à moi. Il fait bruler des herbes aromatiques et me demande d’écarter les bras. Je ferme les yeux. Vas y coyote, purifie-moi, j’en ai bien besoin !

 

 

 

  

Le lendemain, changement de décor. Nous allons voir les jardins flottants ! Je discute avec le chauffeur de notre Uber. Je suis curieux et je veux savoir comme ça se passe pour lui. L’homme est charmant et me raconte volontiers sa vie. Son appartement en banlieue, 3 générations sous le même toit, et comme je m’y attendais, les fins de mois un peu rudes. Mais à aucun moment il ne s’en plaint. Je lui demande comment ça se passe entre eux et les taxis. Question vite évacuée : des accords ont été passés. Il n’y a qu’à l’aéroport que c’est compliqué et que ça peut devenir agressif. Je n’en saurai pas plus.

 

Arrivant près de la destination, un type à vélo explique au chauffeur que là où nous voulons aller, c’est fermé à cause d’une fête ou de je ne sais quoi. Mais heureusement, un autre embarcadère est accessible et permet d’aller voir les mêmes jardins. Bon...après quelques hésitations, il faut se décider. On y va. Il nous dépose à l’endroit en question. On essaie de voir où sont les Bremjae. Eux aussi ils ont pris un Uber et dans la circulation, on s’est perdus de vue depuis longtemps.

 

Et là, on découvre qu’ils sont arrivés à la bonne destination, eux ! Le type à vélo nous a menti pour nous faire venir à son embarcadère ! On s’énerve. On rage après lui. On lui fait remarquer qu’on a une enfant de deux ans et qu’on n’a pas que ça à faire que de marcher les 25 minutes qui nous séparent de nos amis, arrivés, eux, à bon port ! Cerise sur le gâteau, les quartiers que nous traversons ressemblent assez à des coupe-gorge. Youpi. Moralité, ne jamais se fier à un type qui vous dit que vous ne pouvez pas aller là où vous voulez. C’est forcément un rabatteur...

 

Une grosse demie heure plus tard, nous arrivons un peu énervés et légèrement essoufflés auprès des Bremjae. Nous allons enfin pouvoir monter à bord des lanchas pour voir les jardins flottants ! Sans transition, nous voilà à bord de « Lupita », notre barque, qu’un bonhomme fait avancer sur les canaux comme le font les gondoliers à Venise : avec un grand bâton. C’est calme et reposant après la tumultueuse cité aux millions de voitures.

 

 

  

Nous croisons d’autres embarcations colorées et, surprise, il n’y a pas que des touristes. Les locaux apprécient en effet les canaux pour s’y rendre en famille et déjeuner sur une lancha. Et puis il y a aussi les mariachis, en gondoles eux aussi, prêts à dégainer un « Cielito Lindo » ou deux, si les portefeuilles sont bien garnis. La balade est douce et dépaysante.

 

Le lendemain, nous décidons d’emmener toute la clique des moins de 12 ans au Musée des Enfants. Il s’agit d’un genre de suite d’ateliers dans lesquels ils découvrent un tas de choses de façon ludique. Charlie s’éclate comme une folle. Et pas seulement elle. Alice, Emile et Juliette des Bremjae s’en donnent à cœur joie, tout autant que Titouan et Lou d’ailleurs. La journée passe doucement mais sûrement.

 

Charlie s'éclate à faire les courses dans un mini Walmart 

 

Enfin, avant de quitter Mexico City, nous décidons d’aller visiter l’extraordinaire musée d’anthropologie. Il est si grand et si riche de pièces en tous genres qu’il est difficile d’en faire le tour. Nous restons un bon moment à admirer le calendrier Maya, pièce maîtresse du musée et apprécions à leur juste valeur les différents espaces. Superbes !

 

Demain, nous quitterons la ville tentaculaire, direction Cholula !

Alors on en profite encore un peu.

 

 

 

 

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